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Plan d'action en cas de crise à l'école : que faut-il inclure (modèle gratuit)

Epilepsy Mate n'est pas un dispositif médical et ne fournit pas de conseils médicaux. Consultez toujours votre médecin au sujet de votre traitement.

Quand un enfant vit avec une épilepsie, les moments les plus difficiles à l’école sont ceux que personne n’a préparés. Un plan d’action en cas de crise comble ce manque : c’est un document d’une page qui explique au personnel scolaire exactement à quoi ressemblent les crises de cet enfant et quoi faire quand l’une d’elles survient. Le rédiger prend une soirée, et il peut épargner à votre enfant confusion, panique et appels d’ambulance évitables.

Qu’est-ce qu’un plan d’action en cas de crise

Un plan d’action en cas de crise n’est pas un dossier médical. C’est une seule page, rédigée en langage simple, conçue pour un enfant précis. Le test d’un bon plan est simple : un remplaçant qui n’a jamais rencontré votre enfant pourrait-il le prendre pendant une crise et savoir quoi faire ? L’épilepsie varie énormément d’une personne à l’autre — une crise correspond à une activité électrique anormale dans le cerveau, mais ce que l’on voit va d’une brève absence, le regard fixe, jusqu’à des convulsions de tout le corps. Une affiche générique de premiers secours ne peut pas rendre compte de cela. Le plan rend concrète, pour les adultes qui l’entourent, la forme d’épilepsie propre à votre enfant.

Qui devrait en avoir un

Chaque enfant vivant avec une épilepsie qui fréquente l’école, la garderie, un camp ou une activité périscolaire devrait avoir un plan à jour dans son dossier. Il est tout aussi utile pour les enfants encore en cours d’évaluation après une première crise, car le personnel doit savoir quoi surveiller. Si votre enfant prend le bus scolaire ou reste pour des activités encadrées, ces adultes ont aussi besoin du plan, pas seulement l’enseignant de la classe.

Que faut-il inclure

Tenez sur une page, à peu près dans cet ordre :

  • Les types de crises de l’enfant, en mots simples. Laissez de côté les termes médicaux ou mettez-les entre parenthèses. Décrivez ce que le personnel verra réellement : « elle s’arrête au milieu d’une phrase et fixe le vide pendant environ 20 secondes » ou « son bras droit est secoué de mouvements brusques alors qu’il reste conscient et vous entend ».
  • La durée habituelle. Indiquez combien de temps durent généralement les crises de cet enfant. Le personnel ne peut repérer une crise anormalement longue que s’il sait à quoi ressemble la normale.
  • Les gestes de premiers secours pour cet enfant. Partez des premiers secours en cas de crise standard : rester calme, chronométrer la crise, écarter les objets dangereux, tourner l’enfant sur le côté s’il convulse et ne jamais rien mettre dans sa bouche. Ajoutez ensuite ce qui est propre à votre enfant, par exemple « guidez-la doucement vers une chaise » ou « il faut lui retirer ses lunettes ».
  • Quand appeler les services d’urgence. La règle standard partout : une crise qui dure plus de 5 minutes est une urgence. Ajoutez les autres motifs d’appel — une première crise d’un type nouveau, une blessure, des difficultés à respirer ensuite, une crise dans l’eau, ou des crises qui s’enchaînent sans récupération complète entre elles.
  • Le médicament de secours. Si un médecin a prescrit un médicament de secours, le plan doit indiquer où il est conservé et qui peut l’administrer. Rien de plus n’a sa place sur la page.
  • Les contacts d’urgence. Les deux parents ou aidants avec leurs numéros de téléphone, plus le cabinet du médecin traitant.
  • À quoi ressemble la récupération. Beaucoup d’enfants sont somnolents ou désorientés après une crise. Précisez ce qui est normal pour votre enfant, s’il a besoin d’une pièce calme et, approximativement, combien de temps avant qu’il puisse rejoindre la classe.

Comment le présenter à l’école

Un plan qui dort dans un tiroir n’aide personne. Demandez une courte réunion en début d’année scolaire avec l’enseignant, l’infirmière scolaire ou le référent premiers secours, et un membre de la direction. Parcourez le plan étape par étape et laissez chacun poser ses questions — la peur des crises vient le plus souvent de n’avoir jamais entendu quelqu’un les décrire calmement.

Convenez de qui détient des copies : l’enseignant de la classe, l’infirmerie ou le secrétariat, le professeur d’éducation physique, et le chauffeur de bus ou le personnel périscolaire s’ils encadrent votre enfant. Datez le plan et remplacez chaque copie quand il change.

Mettez-le à jour à chaque rentrée scolaire et après tout changement : un nouveau type de crise, une évolution de la durée des crises, de nouvelles consignes du médecin pour le médicament de secours, ou de nouveaux numéros de contact. Un plan périmé peut être pire que pas de plan du tout, car le personnel le suivra avec assurance.

Associez le plan à un journal de crises partagé

Le plan d’action dit à l’école quoi faire. Un journal de crises dit à tout le monde ce qui s’est réellement passé. Quand l’école note une absence à 10 h 40 et que vous notez une nuit agitée la veille, des schémas apparaissent qu’aucun des deux côtés ne verrait seul — et le médecin de votre enfant reçoit un seul dossier cohérent au lieu de deux demi-histoires.

Vous pouvez commencer dès aujourd’hui avec les modèles gratuits de journal de crises à imprimer, qui comprennent une fiche d’une page aussi pratique dans un classeur d’école que sur le réfrigérateur. Pour en savoir plus sur le partage des tâches entre la maison et l’école, consultez notre guide pour parents et aidants.

Quand parler au médecin

Demandez au médecin de votre enfant de relire le plan terminé. Il pourra confirmer la description des types de crises, la durée habituelle et les seuils d’urgence, et vérifier que la ligne sur le médicament de secours correspond à sa prescription. Contactez-le plus tôt si l’école signale des crises plus fréquentes, plus longues ou différentes d’avant. Et gardez la règle que tout le monde à l’école doit connaître : une crise qui dure plus de 5 minutes impose d’appeler immédiatement les services d’urgence.